Les dessous du voile

Je sors de la salle des cours au moment où la porte de l’ascenseur va se refermer. Alors, je me faufile en poussant un peu. Dans la cabine, je me retrouve nez à nez avec une collègue. Elle me regarde droit dans les yeux, l’air sérieux. Elle chuchote : « Ne te retourne surtout pas. Les Musulmanes sont derrière toi. » Je me soumets à ses recommandations, en me demandant pourtant si elle n’exagère pas un peu. Le trajet terminé, je sors le premier, sans un regard vers les femmes voilées.

Or, le lendemain, c’est moi qui suis dans l’ascenseur, lorsque les Musulmanes arrivent pour le prendre. À ma vue, elles se détournent et laissent la porte se refermer sous leur nez. Ma collègue n’exagérait pas : les ascenseurs ne sont pas mixtes pour tout le monde.

Plus tard, ma collègue m’explique que ces femmes du Moyen-Orient viennent à Londres pour apprendre l’anglais et faire du shopping, pendant que leur mari négocie des affaires en ville. Les magasins les rendent folles ; elles y dépensent des fortunes. Hélas, les vêtements qu’elles s’achètent, on ne les leur verra jamais porter. Leur coutume leur interdisant d’apparaître aux yeux des hommes, vêtues de manière affriolante, en public, elles restent voilées.

C’est donc sous la robe qu’elles cachent leurs biens les plus précieux. Quoi de plus féminin ? Après tout, elles sont des femmes comme les autres. Et si on doit leur tourner le dos dans l’ascenseur, ça n’empêche pas de s’imaginer les dessous du voile affriolants.

dessousvoile2

Southgate, London


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5 réflexions sur “Les dessous du voile

  1. Sur la photo sous les voiles noirs, j’aperçois une chaussure rouge à talon. Est-ce bien halal? Oui, je sais, cette réflexion semble facile et inamicale.
    Mais bon , je suis fatiguée, de ce côté-ci de la Manche tout au moins, de certaines polémiques.
    A part ça, le Brexit change-t-il quelque chose au quotidien des Anglais?
    Bonne semaine à toi,
    Mo

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    • La chaussure rouge est le détail que j’adore sur cette photo. Quant au Brexit, à part la livre qui a terriblement baissé, je n’ai rien remarqué.

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  2. C’est à l’imaginaire des siècles précédents qu’il faut faire appel, quand les femmes laissaient apercevoir une cheville par-ci, un poignet par là… certes ça peut laisser rêveur… mais quel boulot ! 😜

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