Page Blanche

Une page blanche, c’est un peu comme le sable devant soi, lorsque la vague se retire : c’est lisse et vierge ; ça laisse rêveur.

Cette étendue s’offre naturellement à l’imagination. Elle invite à s’exprimer, sans contrainte ni limitation. Tout est permis. On peut y dessiner, on peut y gribouiller, on peut lui écrire ou la raturer, en faire un roman, tracer une vie entière…

Pourtant, cette invitation déconcerte. La virginité de ces surfaces intimide. On n’ose y poser la main, de crainte de se tromper. Alors on hésite, on se retient et, à force de doutes, on s’abstient de raconter.

C’est dommage. Ne sait-on pas que les erreurs du début sont insignifiantes, une fois l’œuvre terminée ? Les premiers mots ne devraient pas boucher l’horizon d’un récit. Et puis des pages comme des vagues, il y en a toujours de nouvelles…

Écrire, c’est un peu comme le sable devant soi : c’est humide ; il faut se mouiller.

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L’écrivain prend la pause

6 réflexions sur “Page Blanche

  1. Je te comprends parfaitement. Moi, je viens de retrouver mon vieux stylo plume, et c’est une sensation assez semblable. Il fait si longtemps que je n’écris qu’avec mon ordinateur que je ne savais guère m’en servir… j’ai pris une page blanche et je l’ai couverte de gribouilles, de mots sans sens, seulement pour sentir le plaisir- la libération- de créer moi-même ces traces noires.

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  2. Encore plus intimidant que la page blanche, ce serait pour moi la vulnérabilité que l’on doit ressentir quand les autres vous lisent.

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  3. Comme vous avez raison ! Et c’est pareil pour tous ceux qui composent des chansons, commencent à tacher une toile de peur de la laisser blanche, ou encore regardent la page encore immaculée. Pourtant, le simple fait de regarder ne devrait qu’encourager à poser des notes ou des paroles, à tacher la toile en lançant une couleur au hasard ou à écrire un mot ou une réflexion. Puis, il n’y a qu’à tirer sur le nœud. Evidemment, il ne faut rien viser, surtout ni l’excellence, ni même le vouloir ! Car c’est le travail qui fait aboutir l’œuvre… ou pas. Une vraie leçon d’humilité ! Et de labeur…

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