Au lit d’Éden

Les cherche au fond du lit, le regard d’un soleil nouveau. Non qu’ils le lui rendent.

Se glisse sous les draps, le frisson du matin neuf. Non qu’ils en frémissent.

S’étirent entre leurs corps, les appels du monde. Non qu’ils y répondent.

Car si la nuit s’enfuit et si le jour se lève, plus fort ils s’embrassent. Aux bras l’un de l’autre, les amants veulent dormir toujours.

Un beau matin pourtant, les surprend au fond du lit, la vision de la lumière. Pénètre sous les draps, la fraîcheur d’un monde nouveau. Divise entre leurs corps, la tentation d’une existence réelle. Si bien qu’ils se réveillent.

Au fil du jour, le labeur les peine, l’effort les meurtrit, pour gagner cette vie qu’ils ont choisie. Esclaves deviennent-ils, sans pour autant maudire leur exil. Car l’amour leur rappelle comme ils sont unis, au lit éternel. Même vivants, même vieillis, ils n’oublient pas le paradis.


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